Ce doit être comme ça que l'on meurt. Du moins ce peut être comme ça.

   Dès lors que la mort ne se produit pas dans un fracas accidentel ou au cours d'une douloureuse et longue agonie. Alors la mort c'est comme une marée qui monte tranquillement mais inexorablement. Chaque jour notre peau se desquame.  Plus de désir, ni de sortir, ni d'aller au cinéma, ni de s'embarquer pour une croisière que représenteraient les trois cents pages d'un roman, ni de prendre son vélo pour aller faire un tour, ou ses chaussures pour aller prendre l'air. On reste chez soi, on ne décroche plus. On va se coucher, on se relèvera encore, les jours continueront de faire la queue les uns derrière les autres, le lundi pousse le mardi qui pousse le mercredi qui .. On bute sur le dimanche et ça recommence, on attend on attend rien... Si Elle ...

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Samedi 7 juillet 2015 16.02

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