DIARY of an Unknown french person

Le Crash de l' A320

Andreas la Cible ...

Samedi 29 MARS 2015

   6.44. Donc ma psychologie à trois centimes d'euros m'a planté. Selon sa petite amie Andréas semblait vouloir marquer son nom au frontispice de l'humanité...

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Vendredi 28 mars 2015

" Occulter les prémisses et en venir à des conclusions sans substances qui s'escaladent autant qu'elles divergent, pour le bénéfice d'informations qui n'en sont pas et que le futur viendra infirmer. " - Théophane Le Méné - Figarovox. - 7.43 -

   et je lis que l'on l'accable implacablement à commencer par notre premier ministre selon l'Afp ;

     " Manuel Valls a indiqué ce vendredi 27 mars 2015 que " tout s'orient(ait)" vers la piste du " geste criminel, fou, suicidaire " du copilote dans le crash de l'Airbus A320 dans les Alpes françaises, qui a coûté la vie à 150 personnes, même si " aucune piste ne peut être écartée ".

   " Par principe, il n'y a aucune piste qui peut être écartée. Nous devons attendre la fin de l'enquête. La justice devra la vérité aux familles et aux proches des victimes. Même si, hier, le procureur a donné suffisamment d'éléments pour que nous puissions penser que ce geste fou, incompréhensible, horrible, soit à l'origine de ce crash ", a déclaré le Premier ministre sur i>Télé. - 13.14 -

Jeudi 27 mars 2015

. Je ne crois pas à l'acte suicidaire du co-pilote de l'A320 qui s'est crashé le mardi 24 mars 2015, dans les Alpes.

   J'inclinerais à penser qu'il a été victime d'un malaise ou d'une soudaine peur panique victime d'un raptus anxieux, voire d'une bouffée délirante comme disent les spécialistes  ... je ne crois pas à l'acte kamikaze d'un terroriste, ni à une action méchamment délibérée - 14.28 -

  Ils, les médias, persistent et signent, le co-pilote ne peut qu'avoir voulu ce crash, relayant les propos péremptoires du procureur de la république selon lesquels ce serait un acte délibéré.

   La thèse du malaise n'est même pas abordée ou sur le bout des lèvres, et au point que le co-pilote est soumis à un crash pire que celui qu'il a subi en s'écrasant sur la montagne ... - 20.04 -

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_______________________

    Donc j'avais tort Andréas serait - serait - dépressif, suicidaire, fou, criminel  ...

   Et pourtant j'ai une pensée pour Andréas qui m'est rien évidemment sinon une âme morte lui aussi.... Ma main sur l'épaule de ses proches, oui je sais tout ceci est ridicule ... en tout état de cause là où il est il doit déprimer sec ...

ce vendredi 27 - 13.44 -

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The End ...

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Mes lèvres n'ont jamais ...

Mercredi 19 mars 2015 11.05

    Grand soleil et petit froid prétentieux, 

     Et la mort, c'est Montaigne qui suggérait de sy préparer, l'apprivoiser, la faire sienne, l'intégrer, l'assimiler, sans oublier la douleur, j'ai lu quelque chose hier sur la douleur chez Hennezel ou Green je ne sais plus, il faut que je retrouve.

    Et puis pouvoir écrire comme Jules Laforgue ;

Je puis mourir demain, et je n'ai pas aimé.

Mes lèvres n'ont jamais touché lèvres de femmes,

Nulle ne m'a donné dans un regard son âme, 

Nulle ne m'a tenu contre son coeur pâmé.

... Evidemment si c'est pour écrire ça ..

. Mais j'écris ce que je veux.

.

     

 

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La mort intime

mercredi 18 mars 2015 7.20

J'écrivais donc que j'allais dissoudre ce blog, peut-être pas.

Peut-être pas

Parce que la mort m'intéresse et que j'envisage d'une part de la parcourir à travers le livre de Marie de Hennezel, psychanalyste, spécialiste de l'accompagnement de la fin de la vie  ; " La mort intime " sous-titré ; " ( 1995 ); " Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre " perception que je ne partage pas du tout à ce jour, d'autre part à travers la perception qu'en ont les prosateurs et poètes.

Ce n'est qu'un exercice de style, qu'une curiosité d'Alceste Paumier, puisque par ailleurs ce blog n'est lu que par un nombre dérisoire - mais non moins honorable - d'internautes.

    Hennezel qui ouvre son livre en disant :

   " La mort est le moment culminant de notre vie, son couronnement, ce qui confère sens et valeur. " 

     

       Si encore elle avait ouvert son livre avec ce vers de Francis Jammes ;

     " Lorsqu'il faudra aller vers vous, Ô mon Dieu, faites

    que ce soit par un jour où la campagne en fête

    poudroiera . "

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Mourir en paix

Mardi 17 mars 2015 13.58

..

  Et que mes filles se disent à mon lit de mort :

  Nous ne savons ce qui est au-delà du tombeau,

  mais notre père meurt comme coule de l'eau

  dans la belle clarté d'une forêt d'automne

 

  Mon Dieu, faites que le jour de ma mort soit beau et pur,

  que je prenne les mains de mes enfants dans les miennes

  comme le bon laboureur des fables de La Fontaine,

  et que je meure dans un grand calme du coeur.

.

  Extraits du poème de Francis Jammes ; " Prière pour que le jour de ma mort soit beau et pur "

.

    Quant à moi je sais que je ne mourrai pas dans un grand calme du coeur mais qu'importe, je sens disait cet autre poète, comme une aisance à n'être plus personne, je suis perdu dans l'amas. Je ressasse, ce disant.

 

 

  

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L'Annonce faite à Jessie. JESSIE. Chapitre 46

Résumé des chapitres précédents : Charles Villepou s'est confessé d'avoir trompé son fils Sébastien avec Jessie son ex, auprès du prêtre de la famille.

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Chapitre 46

Jessie chez le gynécologue.

-

   En cette mi-septembre, Jessie continuait d'éprouver des choses étranges dans son corps, des sensations nouvelles, des nausées aussi.

   Elle décida de consulter.

    Jessie était allongée les cuisses encore écartées. Le gynécologue venait de lui palper les seins, son doigt prolongeait le toucher vaginal pour s'assurer du diagnostic mais parce qu'aussi le corps si accompli de la jeune femme lui devenait désirable. Jessie en eut un trouble qu'il perçût et qu'il partageait.

   Il se déganta comme à regret.

   -   Mademoiselle, vous êtes enceinte.

  -   Ah !

  -  ça s'est passé quand ?

   Jessie se concentra.

  -  Ah Mai ! le mois de Mai...

   -   Mais encore …

   -  Quoi, mais encore ?

   -  Mi-mai, fin mai, début mai.

  -   Mi-mai je crois.

   -  Eh bien jeune fille je vous informe que vous êtes enceinte.

   Jessie pâlit.

  -  Je vous fais une échographie, venez.

     Malgré la surprise Jessie éprouva une curiosité et une émotion à voir les contours de la créature dont le coeur battait dans son ventre...

  -  Vous voulez savoir le sexe ? le questionna le gynécologue.

  -  Pas aujourd'hui fit Jessie, j'ai ma dose.

  -  La dose ! ?

  -  Oui la dose, que voulez-vous que j'en fasse de cette chose !

  -  Vous pouvez vous rhabiller.

   Dans son bureau il lui dit :

  -  Grossesse pas désirée ?

   - Disons que ce n'était pas le but du jeu, de plus il y a plusieurs pères possibles.

   - Ah d'accord le but du jeu, vous jouiiez, je comprends, enfin je comprends, je comprends ...

   Le gynécologue se mordit les lèvres. Décidément pensa t-il c'est l'époque, l'on baigne dans les amours plurielles. Et voilà le résultat. Encore une qui dévoie et récuse l'amour en particulier et les hommes en général et ne s'envoie que les sexes.

   - Vous ne vous protégiez pas ?

  -  C'était selon mon humeur.

    Elle se souvenait du moment où elle avait sentit le flux de Charles Villepou couler en elle et qu'au même instant Sébastien Villepou le fils, son ex lui téléphonait et alors que se tournant un peu pour saisir le téléphone elle lut l'heure sur le cadran du radio réveil. " C'est ça Sébastien ! et toi tu es le fils d'un vrai salaud."

  - Je ne vous demande ni la seconde, ni l'heure, renchérit le gynécologue.

  - Je peux vous les donner. Il était dix-huit heures trente cinq.

   Jessie revoyait la scène, le père en elle, le fils au téléphone, le cadran du radio-réveil aux chiffres verts, un, huit, deux points, trois, cinq.

  -  Il a quel âge le père ?

  -  Quel père, je vous ai dit qu'il pouvait y avoir plusieurs pères ! c'est soit le fils soit le père...

   Le gynécologue écarquilla les yeux.

  -  Ben oui puisque j'ai couché et avec le fils et avec le père, mais le fils ne m'a jamais consommée, ce serait plutôt le père .

  -  Pas d'autres hommes ?

  -  Si, mais sans pénétration.

    Le gynécologue n'insista plus, chaque jour il recevait des foldingues du sexe dans son cabinet.

  - Il faudra que vous vous soumettiez aux examens du sixième mois .

  - Mais docteur je n'en veux pas du polichinelle.

  - Sauf mademoiselle, que nous sommes à la mi-septembre et que le délai de douze semaines durant lesquelles vous avez la faculté de ne pas accepter l'enfant est bien dépassé. Vous ne pouvez que le garder.

  - J'irai à l'étranger.

  - Soit, mais réfléchissez, consultez, quelles que soient votre philosophie, vos appréhensions ou difficultés, c'est une vie que vous avez conçue, revenez me voir au besoin. J'insiste, et je n'insisterai jamais plus, c'est une vie que vous avez en vous, une créature bien vivante et réelle et non virtuelle.

   Posez vous quelques jours, et une fois encore venez me voir ou d'autres pour prendre conseil. Mais l'étranger est une bien mauvaise idée. Et le garder est naturel... réfléchissez …

   En sortant de chez le gynécologue elle se souvint qu'elle s'était offerte sans protection à Philippe Lebolduque. Lequel alors ?. Elle serra les lèvres, le père ce serait Charles Villepou.

     Jessie à vingt cinq ans faisait le pari qu'elle était enceinte du père de son ex-futur mari. Elle l'avait trouvé le plat de la vengeance qui se mange froid et qui maintenant se présentait sous la forme de cette petite chose en noir et blanc qui palpitait et qui se réchauffait dans son ventre.

     Et si elle en était là c'est aussi qu'elle l'avait bien provoquée. Ainsi donc Charles Villepou l'avait fécondée.

     Ses vieux ne la pénétraient pas, et le fils Villepou non plus. Lebolduque, ah ce Lebolduque ! Non ce serait Villepou, ce ne pouvait être, ce devait être, ce serait, c'était Charles Villepou !

   Qu'allait-elle faire de cette victoire, de ce foetus bel et bien installé dans son ventre. Avorter c'était clôre l'épisode, et ne léser qu'elle même. Mais l'étranger lui paraissait un fantasme, elle ne s'imaginait pas s'embarquer dans l'aventure et elle était un peu peureuse.

   Alors garder l'enfant ? Elle pouvait même imaginer que cette situation nouvelle, cette maternité - ce mot la titillait et une très fine brume de bonheur la traversait, elle portait, elle Jessie, elle Jessie la pute, elle portait une créature vivante - que cette maternité pouvait constituer une session de rattrapage, conduire à une réconciliation, susciter le sentiment, et remettre à l'ordre du jour les projets de fiançailles et de mariage en faisant endosser par le fils la paternité de l'enfant du père qui deviendrait le grand-père et le père de son petit fils ou de sa petite fille sans trait d'union.

    Mais Sébastien savait qu'il n'avait pas joui en Jessie où alors il fallait s'empresser de renouer avec lui et de feindre et de le pièger ainsi, lui faire une scène à la Manon Lescaut, l'étourdir, l'affoler et du même coup le séduire en lui interdisant cette fois de conclure son oeuvre dans le lavabo de la salle d'eau. Tout ça était bien sordide.

    Alors lorsqu'elle annoncerait sa maternité, Sébastien ne pourrait que s'en reconnaître le père, tandis que Charles heureux d'échapper au scandale ne broncherait pas et alors de nouveau Jessie Cassegrain retrouvait un avenir garanti, aux apparences honorables, et aux arrières assurés.

   Elle se dit qu'elle irait le week-end prochain, elle irait frapper un grand coup chez les Villepou et leur déclarerait : " Voilà je suis enceinte ! " Elle observerait leurs réactions, puis aviserait. L'existence de cette être vivant dans son ventre, cette vie sur laquelle le gynécologue avait tant insisté, cette vie qu'elle avait perçue en mouvement la bouleversait subrepticement, elle la cynique, la revenue de tout.

                                                            *

    Jessie ne répondait plus aux vieux pervers qui la sollicitaient . Elle ne partit plus en quête de sexe. La queue de ces vieux cons lui devenait soudain et naturellement incongrue, déplacée, obscène, au regard de son évènement intime.

     Pourtant c'était bien une queue d'un presque vieux qui l'avait fécondée qui l'avait rendue enceinte d'un polichinelle qui obérait son avenir sentimental ou lui redonnait vie pour peu qu'elle décidât de le garder renonçant du coup à recourir à des manoeuvres maléfiques à l'encontre des Villepou.

     Des flux de pensées contradictoires la bousculaient et perturbaient. Allait-elle détruire les Villepou en révélant les faits, allait-elle éjecter la petite chose qui était en elle, allait-elle la garder et jouer le jeu de la grand réconciliation ? Allait-elle être mère ? Sublime épilogue rédempteur.

    En sortant de chez le gynécologue ce mardi treize septembre le jour de la saint-Aimé, Jessie avait plein de petits papillons dans la tête

                                   µµµ

14052013 .

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A Suivre

   Un extrait du Journal de Charles Villepou

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Maintenant que ...

Dimanche 15 mars 2015 13.26

    Ce blog se dissoudra dans les jours prochains.

      Maintenant que mon temps décroît comme un flambeau

      que mes tâches sont terminées

      Maintenant que voici que je touche au tombeau

     Par le deuil et par les années

   

   Ecrivait Victor Hugo dans " Tristesse d'Olympio ", son écriture m'aura au moins diverti; Mais comme Montaigne rappelait que l'homme est inconstant ... Mais s'il a à renaître ce ne sera pas sur ce site ...

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Sortez monsieur, vous êtes le diable ! JESSIE. Chapitre 45

Résumé des chapitres précédents : Charles Villepou ravagé par le remords d'avoir couché avec Jessie l'ex de son fils Sébastien envisage de s'en ouvrir au confesseur de la famille.

 

Chapitre 45

La confession de Charles Villepou

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   Vous avez entendu la femme vous allez entendre l'homme, l'époux, dit Charles Villepou au Père Patrice, ne nous redisons pas le différend avec ma femme, vous l'avez cerné. Vous reste t-il du temps mon père car il m'en faut.

   -  Dieu, modestie mise à part, a un agenda très souple. Vous disposez du temps qui vous sera nécessaire. Et tout d'abord je vous propose crêpes et bolée de cidre.

    Charles Villepou et le Père Patrice prirent place, chacun de part et d'autre de la table qui occupait la grande pièce du presbytère, qui faisait office à la fois de cuisine, de salle à manger et de salle de réunion.

   Le père Patrice apporta les crêpes et les pots de confiture, et versa le cidre.

   -   Allons-y je viens de les faire réchauffer.

  -  ça va être très long mon père, très long, j'aurais dû vous proposer un autre moment qu'un soir.

  - Je vous ai déjà répondu, Dieu n'a pas d'heure.

  - Père, commença Charles Villepou, à part tuer, je crois que j'ai commis tous les péchés possibles ou impossibles, imaginables et inimaginables au regard de l'image que les uns ou les autres peuvent avoir de moi.

  -  Si vous n'avez pas tué c'est déjà ça, voici au moins un bon péché dont votre conscience n'aura pas à souffrir.

  -  Du moins pour l'instant. Enfin pour l'instant !

  -  Ne vous y obligez quand même pas à tuer !

 - Je suis Ruy Blas, je descends, je descends, et jamais ne m'arrête, et l'abîme est profond. Je suis Lorenzaccio, j'ai été honnête, j'ai cru à la vertu, à la grandeur humaine, j'étais bon... Je suis Dominique Strauss-Kahn puissance mille, vous ne pouvez vous imaginer, vous ne pouvez vous imaginer...

     Charles Villepou parlait au prêtre les yeux dans les yeux, le visage pâle, défait, il n'aimait pas ce côté confession d'autant qu'il avait le sentiment d'avoir devant lui plus un homme qu'un prêtre, ce prêtre qui le regardait et l'écoutait avec une attention concentrée.

   S'il était prêtre, il était homme aussi. Charles reconnaissait le prêtre mais n'appréciait pas l'homme, et ne l'appréciant pas il lui semblait se confier à un homme incertain et pas fiable nécessairement.

   Il poursuivit :

   -  Je suis possédé oui possédé par le démon du vice, du sexe, de la luxure, de la fornication. Je suis devenu une bête de sexe.

    Il avala une bolée de cidre que le prêtre lui remplit à nouveau. Il ne parlait plus au Père Patrice, il se vidait, se parlait à lui-même dans la lumière blafarde de la pièce qu'une seule ampoule poussièreuse éclairait de cette lumière jaune et désuète chère à la plume de l'auteur de polar.

    Charles Villepou commença à s'ébranler sur la route de cette confession qui était comme un grand soliloque.

    " La tentation du péché de chair est partout aujourd'hui. Si on ne le cherche pas, il finit par venir à vous, les revues, le cinéma, le web, l'anonymat, la profusion des nouvelles technologies qui suscitent et favorisent nos errances, banalisant, autorisant le sexe, la relation adultère, mettant le plaisir à la portée de tous et pour une consommation immédiate, ni vu ni connu, le sexe ange exterminateur omniprésent, obsédant, défonçant.

   Je sais tout ça, l'avènement de l'adultère, l'explosion des vies dissolues, le pacs, le concubinage, les lois de la république qui concourent à l'effondrement des repères moraux. Alors soi-même, curieux, intrigué, tenté, l'on commence par regarder furtivement, puis timidement, puis de manière plus affirmée, plus hardie, l'on y prend goût, pourquoi pas nous, qui le saura, l'on y touche, l'on y revient et l'on finit par tomber, par s'y vautrer, mais encore l'on bafoue femme, enfants, on s'en délecte, l'on normalise, et dans le même temps comme Dieu nous gêne dès lors qu'il a toujours été nôtre de par l'éducation qui nous a été délivrée.

   On le récuse, on l'évacue, qu'il ne nous empêche pas de vivre celui-là, l'on ne le prie plus, il n'a même jamais existé. Dieu n'existe pas donc tout est permis, vieille antienne. Ou je sais que Dieu existe, et je sais qu'il va me punir, mais tant pis je tente ma chance.

     Et puis s'il n'existait pas j'aurais eu l'air malin de me priver, de ne point goûter aux fruits du jardin des péchés d'autant que l'échéance va finir par approcher, oui goûter quand il est temps encore d'apprécier, je m'en suis tant délibérément privé à l'époque de mes vingt ans.

     Au terme de ce long exorde, le père Patrice prolongea la pause que faisait Charles Villepou.

   -  Je sais tout ça monsieur Villepou mais vous Charles, Dieu qu'en faites-vous ?

   -   Ah Dieu, mon père, il est là, du moins à défaut de certitude en ai-je l'impression, mais je ne le prie plus, je ne veux pas l'entendre. Je détourne la tête de ses églises qui m'ouvrent leurs portes, je change même de trottoir pour ne pas les voir. Je les perçois comme une invitation comme une main qui se tend et me convie à entrer. Je fais le snob, je fais le fier, mais qui c'est celui-là, ma vie ne le regarde pas !

  -  Soit ! Charles, mais vous êtes là ce soir.

    Charles Villepou se redressa sur sa chaise.

 - Vous savez, mon fils devait se fiancer avec Jessie en septembre, ce mois-ci, et nous envisagions même le mariage au printemps prochain, en deux mille douze.

    Or ils ont rompu en juin. 

   Le Père Patrice remplit les bolées et vida la bouteille, servit une nouvelle série de crêpes et apporta une nouvelle bouteille.

   - ... Et vous savez ! ? j'ai couché avec Jessie Cassegrain la fiancée de mon fils, j'ai couché avec la fiancée de mon fils vous entendez Père ! ? couché avec la fiancée de mon fils...

   Le prêtre ne cilla pas. Le coucou sortit de sa cage, les fit sursauter et perça le silence blême de la pièce en lançant ses douze coups de minuit.

   Charles Villepou en voulut au coucou qui intervenait au moment où il avouait la faute la plus lourde. Charles Villepou se dit que les stridulations du coucou avaient été délibérées, et qu'elles désamorçaient la gravité de la révélation qu'il venait de faire en altérant et distrayant l'écoute du prêtre.

     Toute sa tirade qu'il avait amenée était estompée, ses déchirements n'étaient plus que verbiages et péripéties anodines ou relatives.

     Le silence alors se rétablit, le coucou était retourné dans sa boîte. Villepou essaya de restituer l'intensité et la profondeur douloureuse de son propos et redressa le buste les coudes sur la table, comme dans l'attente d'un verdict.

   - Et maintenant Charles qu'attendez-vous de moi ? Que souhaitez-vous ?

    Vous confesser pour que je vous donne l'absolution ? Sous condition de l'exécution d'une pénitence de mille paters et de mille je vous salue Marie ? Si vous voulez, mais ce qui est fait est fait. Comment faire que ce qui a été n'ait pas été .

   Le retour sur le droit de chemin, pour peu que vous aspiriez à y retourner, le retour à la chasteté, à la pureté, à la rectitude, certes mais toutes ces qualités éventuellement - éventuellement ! - recouvrées avec la grâce de Dieu n'effaceront jamais ce que vous avez fait, ne redonneront pas leur plénitude aux corps et la sérénité aux âmes que vous avez impactez !

   -  Et qui ne le savent pas, mais je crains que cette Jessie leur révèle tôt ou tard mes exactions...

   -  Hum ... En revanche prier de nouveau, essayer de recouvrer votre foi en Dieu peut susciter de sa part cette grâce que je viens d'évoquer et la réhabilitation de votre âme.

    Mais Charles vous attendiez-vous à ce que je vous dise autre chose ?.

  -  Père, il y a que cette fille, je crains de l'avoir dans la peau. Enfin vous voyez bien que ce que j'ai fait est inique, innommable, inracontable et puis bien que j'en aie après Arlette elle ne mérite pas ces monstruosités qui la tueraient si elle les apprenait, et vous l'avez dit, ni le repentir, ni le remords, ni les regrets, ni les prières, ni même la grâce de dieu n'effaceront ce qui été fait, vous l'avez rappelé vous-même.

   J'ai couché avec la fiancée potentielle de mon fils, je communiais tous les dimanches il y a quatre mois encore, et maintenant je suis devenu un vieux pervers lubrique, délibérément, après trente ans de vie fidèle, retenue, cadrée, rigide, morale, religieuse. Je ne pourrai même pas mourir droit dans les bottes d'un mari loyal, d'un père exemplaire.

   Et mourant j'aurais éprouvé une véritable jubilation que de savoir que je serai toute ma vie durant resté fidèle à ma femme, à mes enfants, à ma conscience et à Dieu.

   Les vacances m'ont éloigné de Jessie mais je brûle par moments de retourner étreindre son corps. Et il y a pire, savez-vous qu'au moment où...

     Charles Villepou s'apprêtait à raconter le coup de téléphone de Sébastien à Jessie alors qu'il, lui, le père Villepou, lui faisait l'amour.

    Pour la première fois le visage du Père Patrice se fit sévère, se crispa, comme s'il savait déjà et ne voulait pas entendre.

   -   Taisez-vous monsieur Villepou, c'est assez, vous vous complaisez dans cette confession, vous vous y vautrez.

   Mais Villepou ne se contenait plus.

   -   Au moment même où nous nous étreigniions où nous culminiions Jessie et moi, la fiancée de mon fils, le téléphone sonna, et c'était Sébastien mon fils qui appelait et Jessie lui parlait alors que ...

    L'abbé était pâle. Il se leva livide, chancelant.

   -   Sortez monsieur sortez, vous êtes le diable.

     Charles Villepou sortit, le prêtre d'emblée s'agenouilla sur le carreau de la cuisine le front sur le bord de la table. Il savait, oui il savait que Dieu n'existait pas, mais il avait devoir de se taire et de faire comme si, sinon, sinon...

     ... et Charles Vilepou n'était pas pire qu'un autre. Le Père Patrice se souvenait de Balzac qui lui avait une nuit chuchoté :

    " Il vient à la surface des coeurs les plus purs, les plus nobles des boues soulevées par les ouragans."

     Mais là s'il avait lâché prise c'était parce qu'à l'écoute de la transgression que contait Villepou il sentait les forces du mal l'envahir, le posséder à son tour, alors se dit-il, les forces du mal existeraient et Dieu n'existerait pas ?

   le Père Patrice se releva, abruti de fatigue et de vertiges, courbé sous le poids de la confession de Villepou et déchiré de n'avoir pas su quels mots lui dire et ne sachant que lui intimer l'ordre de sortir, le mettant à la porte de Dieu, quoi Dieu, Dieu encore ! en guise de pénitence.

    Charles villepou avait déjà quitté la salle, l'abbé ne l'avait pas raccompagné. Dieu les laissaient seuls l'un et l'autre.

     " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonnés ... "

                                         µµµ

13052013 .

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A Suivre

             Jessie consulte un gynécologue

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Ce sexe qui nous rend malade ou presque ...

Vendredi 13 mars 2015 17.27   

   Une équipe de médecins sud-africains a annoncé ce vendredi avoir réussi pour la première fois la greffe d'un pénis, trois mois après l'opération.

   " J'ai le privilège d'avoir participé à cette première greffe réussie au monde ", a déclaré le professeur Frank Graewe, chef du département de chirurgie reconstructive à l'université de Stellenbosch (sud-ouest). Une autre greffe de pénis avait déjà été pratiquée en Chine en 2006.

   Malgré la réussite chirurgicale de l'opération, l'organe avait dû être retiré en raison de " problèmes psychologiques du patient ".

   Le patient sud-africain de 21 ans, après trois mois, a recouvré toutes les fonctions urinaire et reproductive de son organe, a précisé le professeur.

   Il avait été amputé il y a trois ans, après une infection consécutive à une circoncision mal effectuée lors d'une cérémonie traditionnelle africaine. Le jeune homme a été opéré à l'hôpital Tygerberg du Cap durant neuf heures, le 11 décembre.

   Le pénis avait été prélevé sur un donneur décédé, dont l'équipe médicale a remercié la famille. " Nous avons prouvé que c'était possible. Nous pouvons donner à quelqu'un un organe aussi bon que celui qu'il avait ", a déclaré le professeur Graewe dans son communiqué.

                                 µµµ

    Ah le sexe de l'homme l'on devrait le rendre par les yeux, comprenne qui pourra ...

                                 µµµ

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Sexe, sexe and sexe

Vendredi 13 mars 2015 16.58

    Hier sur le plateau du Grand 8, le plateau de la Ferrari, un médecin mentionnait devant les cinq cocottes du poulailler, les conclusions d'un rapport sur la longueur du sexe des hommes tant au repos qu'en érection.

   Il paraît que les hommes complexent sur la normalité du leur. La normalité ? 9 cm au repos, 13 en érection.

    A voir la longueur éléphantesque de certains sexes sur les sites appropriés et même depuis toujours, je n'ai jamais douté du mien. Mais le mien maintenant n'est qu'un souvenir que j'imagine volontiers dans un bocal de formol rangé sur une étagère de la partie Atelier de mon garage.

   Mais je n'ai pas de garage et n'ai jamais eu d'atelier. Alors ou vais-je le poser ce bocal ...

                                  µµµ

 

Posté par cramoisi à 17:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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